Ouvrir un blogue en réaction à une crise: une bonne idée?
Il y a déjà beaucoup de choses qui se sont dites sur le cas Oasis/Lassonde. Je regarde d’un oeil attentif et intéressé comment l’entreprise réagi, et est conseillée, aux différentes situations et bien que ce soit facile de critiquer quand on est pas sur le «hot seat», je me permets cette petite analyse et ce questionnement.
Je me souviens...
Maple Leaf et Fontaine Santé, vous vous souvenez? Pourtant, ça ne date pas de si loin. Ses deux cas sont passés au travers de leurs crises respectives et le québécois moyen a repris confiance envers ses deux marques. Celles-ci n’ont cependant pas eu à vivre leur crise directement sur le Web ou plus particulièrement sur les médias sociaux, j’en conviens. Quoi qu’il en soit, ses deux cas témoignent d’une caractéristique sociale des Québécois : oublier.
Le québécois émotif.
Dans le cas Oasis/Lassonde, tous les éléments à créer un mélange explosif étaient réunis. Émotion, justice, famille, femme, etc. Un combat David contre Goliath. Il n’en fallait pas plus pour irriter la fibre émotive québécoise pour que l'opinion publique s'insurge contre Oasis/Lassonde.
Un blogue?
La première chose qu’un relationniste vous dira en gestion de crise c’est qu’il faut étouffer l’affaire. Je me questionne sur l’idée d’avoir ouvert un blogue, de donner une nouvelle plateforme à la critique pour tenter de faire bonne figure aux yeux de l’opinion publique et des médias.
Passer de humble à réactionnaire.
Au moment où l’éclairage diminuait sur l’entreprise, celle-ci l’a ramenée par la mise en place de cet outil. Alors qu’on s’attendait à ce que ce soit une histoire du passé, voilà que le président s’en prend à une critique d’un journaliste amenant à nouveau l’attention sur cette histoire.
Si j’avais eu à gérer une pareille crise, ma recommandation aurait été de répondre adéquatement aux réactions sur Facebook, car c’est où elles ont pris formes, et d’attendre que la tempête soit passée.
