Posterous theme by Cory Watilo

Ouvrir un blogue en réaction à une crise: une bonne idée?

Il y a déjà beaucoup de choses qui se sont dites sur le cas Oasis/Lassonde. Je regarde d’un oeil attentif et intéressé comment l’entreprise réagi, et est conseillée, aux différentes situations et bien que ce soit facile de critiquer quand on est pas sur le «hot seat», je me permets cette petite analyse et ce questionnement.

Je me souviens... 

Maple Leaf et Fontaine Santé, vous vous souvenez? Pourtant, ça ne date pas de si loin. Ses deux cas sont passés au travers de leurs crises respectives et le québécois moyen a repris confiance envers ses deux marques. Celles-ci n’ont cependant pas eu à vivre leur crise directement sur le Web ou plus particulièrement sur les médias sociaux, j’en conviens. Quoi qu’il en soit, ses deux cas témoignent d’une caractéristique sociale des Québécois : oublier. 

Le québécois émotif.

Dans le cas Oasis/Lassonde, tous les éléments à créer un mélange explosif étaient réunis. Émotion, justice, famille, femme, etc. Un combat David contre Goliath. Il n’en fallait pas plus pour irriter la fibre émotive québécoise pour que l'opinion publique s'insurge contre Oasis/Lassonde.

Un blogue?

La première chose qu’un relationniste vous dira en gestion de crise c’est qu’il faut étouffer l’affaire. Je me questionne sur l’idée d’avoir ouvert un blogue, de donner une nouvelle plateforme à la critique pour tenter de faire bonne figure aux yeux de l’opinion publique et des médias. 

Passer de humble à réactionnaire.

Au moment où l’éclairage diminuait sur l’entreprise, celle-ci l’a ramenée par la mise en place de cet outil. Alors qu’on s’attendait à ce que ce soit une histoire du passé, voilà que le président s’en prend à une critique d’un journaliste amenant à nouveau l’attention sur cette histoire. 

Si j’avais eu à gérer une pareille crise, ma recommandation aurait été de répondre adéquatement aux réactions sur Facebook, car c’est où elles ont pris formes, et d’attendre que la tempête soit passée. 

 

Le calme après la tempête - Mon retour sur l’édition 2012 du Web à Québec.

Il me serait impossible de commencer cette rétrospective sans remercier sincèrement tous les gens qui ont contribué bénévolement à l’organisation de cette mémorable édition - et seulement seconde - du Web à Québec.

La deuxième année d’un événement est charnière et bien que nous avons véçu quelques tempêtes, nous avons réussi à passer au travers avec brio. Bien que ça sonne comme un vieux cliché, je persiste en affirmant que la réalisation d’un pareil événement ne pourrait être aussi grande sans l’apport de votre générosité en énergie et en temps.

Tout au long de l’organisation, nous avons vécu une véritable «ride» en montagne russe. Cette année fut une véritable mutation dans laquelle nous avons tous grandement appris. Merci à Véro, notre coordonnatrice, qui ne l’a pas eu facile mais qui a tenu le coup. On ne t’a jamais sentie découragée même si par moment nous-mêmes l’étions un peu. On s’ennuiera assurément de toi l’an prochain et bonne chance dans ton nouveau défi chez Agora Communication.

En plus d’être passé de 3 à 4 conférences simultanées, d’avoir 4 invités internationaux, d’accueillir tout près de 500 personnes et d’avoir à gérer notre autonomie complète dans une environnement aussi imposant que Espace 400e Bell fut tout un défi!

Et que dire de cette édition du Iron Web (ou «i-won web» c’est selon ;)). Une collaboration on ne peut plus parfaite avec la Ville de Québec grâce au travail de Capitale Ouverte. On vous remercie grandement. Merci aussi à nos deux animatrices déjantées, Marjorie Champagne et Karine Charbonneau, de nous avoir autant divertis avec vos capsules et votre folie contagieuse. Le dernier et non le moindre, l’homme qui a mené d’une main de fer tout ce projet, Jean-Philippe Doyle qui mérite une grande part des honneurs de ce succès. Bravo à toi et ton équipe.

Finalement, un immense merci à tous les conférenciers et participants qui ont répondu à l’appel. Le WAQ est une organisation à but non lucratif et nous devons prendre le pari, bien que ce soit seulement pour la deuxième fois, que nos ambitions se concrétiseront avec votre participation. On sentait votre bonne humeur et votre plaisir à y participer et c’est sans aucun doute la plus grande reconnaissance que l’on peut en tirer. 

L’épuisement n’arrive pas à diminuer la fierté que j’ai aujourd’hui de faire partie d’une aussi belle communauté. Le WAQ est définitivement «par et pour les gens du Web à Québec».

À l’an prochain!

(download)

 

Parce que faire des prédictions c'est le fun : le Web et la techno en 2012.

Profitant des dernières journées de congé, j’en ai profité pour faire mes prédictions sur le domaine du Web et de la techno. Bonne lecture.

Path

Un nouveau réseau social qui se veut un «mashup» fort intéressant entre les forces de Facebook, d’Instagram avec une petite touche de Foursquare. Je dis une petite touche car le concept de «check-in» est présent et que tout comme la célèbre application elle s’utilise que sur un appareil mobile. Foursquare pour moi c’est bien plus qu’une question de «check-in», c’est avant tout un outil de recommandation sur les établissements, de jeu pour le «leaderboard» et les badges accumulés. Là où Path se distingue c’est sur le judicieux mélange ainsi que sur l’expérience utilisateur qui rend grâce au choix d’avoir développé celle-ci dans un environnement natif (iPhone et Android). Sans aucun doute ce sera un réseau social qui gagnera en popularité cette année et ce, au grand dam de Google qui avait vu son offre d’achat refusée plus tôt en 2011

Télévision intelligente

C’est l’heure de la réplique des fabriquants de téléviseurs au produit Apple TV. Non seulement Apple a la ferme intention de s’attaquer encore plus fortement à l’écran présent dans nos salons mais les rumeurs les plus persistantes parlent qu’ils arriveront avec un téléviseur intelligent complet. Boxee Box, LG Smart TV, Samsung Smart TV... Surveillez bien le CES cette année!

La tablette et le téléphone intelligent comme périphérique

On voit de plus en plus d’application permettant de remplacer différents périphériques avec votre appareil mobile ou votre tablette. La technologie la plus attendue cette année est l’intégration des transactions avec la technologie NFC. Déjà plusieurs appareils en sont munis et plusieurs opérateurs ont lancé des cartes SIM avec NFC intégré. La carte à puce étant un échec au niveau sécurité (car tant que vous avez une bande magnétique sur votre carte votre puce ne vous protège que très peu), il y a fort à parier que les institutions financières emboîteront le pas vers le NFC et feront en sorte que les terminaux apparaîtront chez les marchands. Cela dit, le NFC n’est pas obligatoirement sur un appareil mobile intelligent. Il pourra très bien fonctionner sur une carte conventionnelle (ou même un autocollant sur votre vieil appareil). En plus du NFC, il y a toute la facette d’utilisation que peuvent remplacer votre mobile ou votre tablette. Par exemple, utiliser votre mobile comme télécommande de téléviseur, pour démarrer votre véhicule à distance et même pour le stationner. Pour la tablette, l’utiliser comme une surface de travail pour contrôler un logiciel à l’écran. Bref, la tablette et l’appareil mobile deviendront des couteaux suisses technologiques.

L’année Android

Force est d’avouer que les appareils Android sont de plus en plus compétitifs avec les produits Apple. Pour moi, le déclic s’est produit avec le Galaxy SII qui a représenté pour moi un challenger sérieux au iPhone. Google semble avoir compris que Samsung avait mis le doigt sur la bonne formule et le Galaxy Nexus est performant. Android, en tant que plateforme, gagne beaucoup à être essayé. La version Ice Cream Sandwich présente de belles innovations. De plus en plus en gens de mon entourage, allant du moins techno au geek affirmé, s’avoue de plus en plus attiré (moi le premier). 2012 sera sous le signe Android.

Contenus textuels vs multimédia (audio/vidéo)

Il devient de plus en plus difficile de percer les algorithmes des moteurs de recherche car la croissance du contenu va à une vitesse phénoménale. Les grandes entreprises misent de plus en plus sur la reconnaissance vocale et des objets qu’ils soient photos ou vidéos. Les ingrédients sont là pour favoriser la création et la croissance des contenus audio et vidéo.

 

Et vous, quelles sont vos prédictions ?

Qu'est-ce que j'ai appris du Web en 2011

C’est Martin mon collègue chez Zengo qui m’a fait découvrir cet article sur «A List Apart» que j’ai trouvé très intéressant et pertinent. La fin d’une année qui s’achève devrait toujours laisser place à une rétrospective, aussi simple soit-elle, autant du côté personnel que professionnel. Jamais mauvais de regarder dans le rétroviseur une fois de temps en temps et comme le dit l’adage : c’est important de savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va. 

2011 aura été une année marquante dans ma carrière. Mon arrivée chez Zengo, passant de la production à la consultation était pour moi un défi et surtout, un changement professionnel important. Après un an, je peux dire que je suis très heureux d’avoir fait le saut et que j’apprends beaucoup. J’ai la chance d’être entouré de collègues extraordinaires (vous pouvez me traiter de téteux mais c’est sincère) qui m’apporte énormément sur le plan professionnel.

Revenons à l’initiative de «A List Apart» : qu'est-ce que j’ai appris du Web en 2011?

Mobile, tactile et format d’interface. 

L’industrie dans laquelle j’évolue est en pleine mutation. La croissance phénoménale du mobile, l’arrivée des tablettes et télévisions intelligentes (Apple TV, Boxee, Smart TV) allaient changer considérablement mon travail. Le mobile a apporté l’accès, renforçant le «partout maintenant», la tablette à propulsé l’expérience tactile, amenée initialement par le téléphone intelligent, et la télé intelligente (nouveau buzzword?) viendra challenger les méthodes de production d’une interface avec les multiples formats qu’elle apportera avec la projection qu’on peut en faire pour 2012. 

Et vous, qu’est-ce que vous avez appris du Web en 2011?

 

Joyeuses fêtes! 

 

Je suis indigné (non je ne parle pas de faire du camping!). Dossier santé Québec : 563 millions plus tard, qu’on tire la «plug» au plus vite!

Quel échec monumental. Déjà à 384 millions pour le budget initial, l’informatisation du dossier santé des Québécois représentait une somme énorme. On a lancé les travaux en 2006 ayant comme objectif d’être opérationnel en 2010. Non seulement on est en 2011 et nous n’avons que le tiers du projet de réaliser mais les coûts ont déjà presque doublé. 

On estime que le projet coûtera en définitive 1,4 milliard. On vise 2015. Attendez. 2015 pour finir de développer un projet dont la technologie est issue des pratiques de 2006. Près de 10 ans de décalage.  

Certaines grandes firmes ont les mains dans la jarre à biscuit depuis trop longtemps. 

« Le principal problème, c’était la direction officielle. C’était mal dirigé et puis l’architecture choisie n’était pas la bonne », a dit une source ayant assumé des tâches importantes dans l’élaboration du projet, qui préfère conserver l’anonymat.

Qu’on vire la boîte au plus sacrant! Si on recommence en neuf aujourd’hui, on peut garder le même objectif de temps pour le lancement du projet initial : 4 ans! 


 

Et on se réveillera 25 millions plus tard...

C’est Nicolas Roberge qui a partagé cet article qui me fait réagir cet après-midi. À lire la façon dont on présente le nouveau projet, qui sortira en appel d’offres dans 3 semaines, on peut déjà se questionner sur certains éléments. 

 

Tout d’abord, entendons-nous, il était temps! L’application RTC mobile, pour les appareils Apple, est accessible sur le Apple Store depuis novembre 2010. Non seulement elle fait le travail mais en plus, son créateur n’a eu que très peu d’aide ou d’ouverture, des discussions que j’ai eues avec lui, pour faciliter l’accès aux données qui nourrissent l’application. Malgré cela, le produit est plus qu’appréciable. On peut s’attendre à ce qu’au mieux, le RTC ait son application en 2012.

 

Voilà maintenant que dans une grande enveloppe de développement technologique, le RTC ira en appel d’offres pour produire sa propre application, ajouter des panneaux indiquant l’heure d’arrivée du prochain bus de l’arrêt ou vous vous situez et on parle aussi de plus de 300 bornes d’informations aux arrêts d’autobus. 

 

300 bornes d’informations... aux arrêts. Est-ce que le RTC peut nous dire qui les conseille en matière de technologie? Combien coûteront 300 bornes (on s’imagine avec écran tactile) avec la technologie et la maintenance nécessaire ? Beaucoup trop cher pour une solution déjà en décalage avec des technologies communes comme l’utilisation du SMS par exemple. Vos bornes, vos usagers les ont dans les mains. Sauvez des millions des poches des contribuables et pensez installer un système SMS ou les gens peuvent texter à un numéro par arrêt pour recevoir l’horaire. 

 

Ouais, mais ce n’est pas toute notre clientèle qui possède des appareils mobiles. 

 

Ok, vous parlez des gens plus âgés qui prennent l’autobus? Fine. Et vous les croyez capable d’utiliser des bornes quand ils s’acclimatent à peine avec ce que représente pour eu un guichet automatique ?

 

Fin de ma petite montée de lait.

ÉDIT : On m'apprend que l'appel d'offre à déjà eu lieu et que la solution SMS est déjà fortement suggéré. À suivre...